Point n°4: Place Eugène Pelletan
Nous voici place Eugène Pelletan.
Qui est Eugène Pelletan ?
Né en 1813, moins connu que son fils Camille (1846-1915), il débute dans la littérature en 1837 en signant des critiques littéraires et fréquente Lamartine. Après la chute de l’Empire et la proclamation de la IIIème République, il est élu député des Bouches-du-Rhône lors des élections législatives de 1871. Il devient Sénateur en 1876
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Au centre de cette place se dresse le buste du poète lançonnais Emmanuel Signoret (1872-1900), oeuvre du sculpteur Henri de Groux (1866-1930). Ce buste en bronze se trouvait initialement sur la place du Champ-de-Mars d’où il a été retiré durant la deuxième guerre mondiale et caché dans une cave sous un tas de charbon pour éviter sa réquisition et une transformation en canon. Il est à son emplacement actuel depuis 1967.
Emmanuel Signoret était un poète lyrique né d’une famille de paysans. Il manifesta dès l’enfance une vocation poétique impérieuse. A 19 ans il avait déjà fondé deux revues. Il fut apprécié pour la perfection de son style par de grands écrivains comme Mallarmé, Mistral, Edmond Jaloux ou encore André Gide. Il mourut, trop jeune, à l’âge de 28 ans. Ses œuvres et des ouvrages le concernant sont à votre disposition et consultables à la Médiathèque.
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Quelques mots sur l’église paroissiale. Dédiée à Saint Cyr et à sa mère Sainte Julitte, elle fut édifiée à l’intérieur de la 3ème enceinte des remparts dans le courant du XIVème siècle. De cette époque subsistent, à l’intérieur de l’église, côté sud, quatre piliers carrés et massifs, formant une chapelle et supportant une tour-clocher de forme carrée. Sur l’un des quatre piliers (celui du Sud-Ouest) un chapiteau à feuilles d’acanthe, caractéristique de l’époque.
Comme nombre d’églises, elle fit l’objet de plusieurs agrandissements et embellissements.         On retiendra en 1762, le repavage du sol de la nef en pierres de Narbonne et la mise en place du maître-autel actuel, puis, entre 1777 et 1780, l’édification de la tour-beffroi. Cette dernière est surmontée d’un élégant campanile en fer forgé, si caractéristique du midi de la France. La cloche qu’il abrite, datée de 1643, est la seule «rescapée» des trois cloches initiales. Les deux autres ont dû être données sous la Révolution pour être fondues et transformées en armes ou munitions.
Sur les parois du chœur, on peut admirer les peintures de l’école de Marseille du XVIIIe siècle, d’une qualité exceptionnelle : La Crucifixion, Le Prophète Elie, représentation de Saint-Cyr et Sainte-Julitte, le Sacrifice d’Abraham, Le Serpent d’Airain
Au-dessus du portail, la façade est décorée d’un vitrail de forme arrondie frappé aux armes de Léon XIII, pape de 1878 à 1903.
A noter, sous la sacristie, un habitacle dont la tradition orale rapporte qu’il aurait servi en son temps, de prison.
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Sur la maison près du porche de l’église nous vous convions à la lecture d’un poème sur Lançon, transcrit sur une plaque de mosaïque par Agnès Deluy. Ce poème, retrouvé lors d’un vide grenier, est attribué à Auguste Cavalier, érudit Lanconnais décédé en 1922. Il est amusant de constater que les petits effets en produisent parfois de grands car cette plaque est certainement l’objet le plus photographié de notre village.
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En nous rendant au point N° 5, par la droite de l’église, nous passerons devant la maison natale du poète Emmanuel Signoret au numéro 14. Juste en face, on remarquera sous l’église les ouvertures grillagées de l’ancienne prison.





